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Devenir ingénieur au féminin, pour quoi faire ?

Qui sont ces profils féminins indispensables aux entreprises ?

Les publics féminins sont encore très minoritaires sur les bancs des écoles d’ingénieur. C’est pourquoi le site ellesbougent.com a répertorié une liste d’arguments implacables. Celui-ci démontre les avantages concrets et factuels dont bénéficient, les filles qui s’engagent dans ces filières. Ces diplômées sont très courtisées par les entreprises. Elles sont dotées d’une formation généraliste qui leur permet de conserver un large spectre de possibilités de carrière. Nous avons interviewé deux diplômées ingénieur(e)s, afin de cerner les évolutions concrètes qui s’ouvrent à elles.

Interview de Margaux, ingénieur (e) fondatrice de la startup mychoupichouz

Margaux CHERIF CHEIKH, fondatrice de la startup mychoupichouz, site internet qui propose des chaussures à talons interchangeables testerunmetier viemonjob testunmetier vismavie reconversion professionnelle changement de vie évolution orientation immersion
Margaux CHERIF CHEIKH, fondatrice de la startup mychoupichouz, site internet qui propose des chaussures à talons interchangeables

Lucas : Margaux, qu’est-ce qui t’a incitée à suivre cette formation initiale à l’ESTP (NDLR Ecole Supérieure des Travaux Publics) pour devenir ingénieure ?

Margaux : c’est sans doute en partie mes parents, et puis aussi ma facilité et mon attrait pour les sciences. J’ai beaucoup hésité entre médecine et ingénieur. J’ai opté pour cette dernière car je voulais à terme monter mon entreprise.

Lucas : est-ce que tu avais le sentiment d’avoir une vocation pour les Travaux Publics, en intégrant l’ESTP (NDLR Ecole Supérieure des Travaux Publics) spécialisée sur ce secteur ?

Margaux : non, clairement pas. Je me suis dit pourquoi pas découvrir ce domaine que je ne connais pas et qui semble très porteur.

Lucas : qu’est-ce qui t’a ensuite donné non seulement l’idée, mais aussi la confiance nécessaire pour fonder mychoupichouz?

Margaux : l’idée est venue d’un problème d’ordre féminin. Il y a 2 ans, j’ai tenté en vain de trouver la paire de chaussures la plus appropriée à ma tenue. Et j’ai eu cette idée permettant de démultiplier les combinaisons, malgré un éventail limité de paires de chaussures. J’ai ensuite passé un entretien pour travailler dans une start-up. Ca m’a donné l’envie d’évoluer dans cet univers. Quant à la confiance, elle est liée à ma détermination ! Quand j’ai une idée en tête, je fais tout pour la mener jusqu’au bout. Et ça y est, le lancement de mychoupichouz est officiel depuis le 1er octobre 2017!

Lucas : si on te donnait la possibilité de revenir sur ta formation initiale, est-ce que tu opterais pour un cursus différent ?

Margaux : non, je pense qu’il ne faut jamais rien regretter. J’aurais préféré peut-être faire une école avec un caractère plus généraliste. Car ce n’était pas si simple de passer du BTP au marketing développement dans les parfums. Mais malgré ça je ne changerais rien, tout a été bénéfique aussi bien pour mon premier emploi, que pour le projet que je porte actuellement.

Interview de Clarisse, ingénieur (e) et Responsable du Management de l’Innovation chez Valrhona

Clarisse CHERVET, Responsable du Management de l’Innovation chez Valrhona, acteur majeur dans le secteur du chocolat testerunmetier viemonjob testunmetier vismavie reconversion professionnelle changement de vie évolution orientation immersion
Clarisse CHERVET, Responsable du Management de l’Innovation chez Valrhona, acteur majeur dans le secteur du chocolat

Clarisse CHERVET, elle, est passée par une formation d’ingénieur à l’INSA (Institut National des Sciences Appliquées) avant de suivre un mastère spécialisé en management de l’innovation à EM Grenoble. Après son diplôme elle a intégré le département Stratégie Technologique et Innovation de Volvo. « Mon vernis business management a été capital pour comprendre les enjeux auxquels faisait face le constructeur suédois, et me fondre dans les équipes marketing. Mais c’est ma formation d’ingénieure qui a été cruciale pour évoluer dans l’univers industriel, et être crédible lorsque je m’adressais aux spécialistes R&D ».

Les ingénieures, des pépites pour les entreprises

Qu’il s’agisse des produits dérivés du chocolat, ou des intérieurs cuir aux surpiqures caramel, le dialogue passe mal entre les experts de la technique et les pros de la stratégie. On valorise de plus en plus les personnes capables de faire la jonction entre les deux. « Ma double casquette ingénieur-manager me permet d’être un trait d’union entre les équipes. C’est extrêmement valorisé dans l’entreprise, c’est même capital dans la fonction que j’occupe aujourd’hui ».

Autrement dit, ces écoles d’ingénieur sont friandes de profils féminins, encore largement sous-représentés. Ce sont de véritables rampes de lancement. En apportant à leurs diplômées une sensibilité et des compétences, elles en font de véritables pépites. Ainsi, elles sont à la fois ultra-polyvalentes et très agiles pour saisir rapidement les enjeux stratégiques d’environnements complexes.

Auteur: Lucas RENAUD, coach pour étudiants