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Arthur de Montmarin : une reconversion réussie

Aujourd’hui, nous vous présentons l’interview d’Arthur de Montmarin, fondateur de l’entreprise Le Bon binôme. Sa reconversion est issue de sa vocation d’aider les jeunes à réussir à l’école ! Une équipe pédagogique passionnée, à vos côtés pour la réussite des enfants. Viemonjob l’a interviewé pour mieux connaître les motivations d’un entrepreneur passionné.

Pourquoi avoir réalisé votre reconversion ? Quel a été le déclic ?

Au départ, le déclic, c’est une vocation dans l’enseignement. Le déclic, ça a été une rencontre avec un de mes anciens managers qui s’était lancé dans une aventure entrepreneuriale au même âge que moi, et m’a dit « Vous avez ce qu’il faut pour réussir. Je vais vous aider à vous lancer ». Et ce fut le déclic vers sa reconversion !

Vous travailliez dans le marketing avant. Est-ce que ça a été dur de tout recommencer ?

Malgré le fait qu’il y a plein de défis, il faut pratiquement tout faire seul et se familiariser avec un nouveau marché. Mais la motivation, le plaisir à faire ce que l’on aime et avoir trouvé sa place compense les difficultés. Cela me donne beaucoup d’énergie.

Êtes-vous pleinement satisfait aujourd’hui ?

Effectivement, à 100% ! J’ai trouvé le secteur dans lequel je voulais travailler et qui me passionne. Aider des enfants à dépasser un blocage en mathématiques, à réussir un examen, à trouver la bonne prépa, la bonne école… c’est un vrai plaisir. C’est aussi de l’entrepreneuriat, c’est ce que j’ai créé. Il y a un réel plaisir à tracer sa voie dans ce secteur, de pouvoir suivre ses intuitions et lancer son propre projet. C’est gratifiant de voir qu’aujourd’hui, la société marche bien.

Avez-vous monté votre entreprise seul ?

Oui, j’ai eu l’idée il y a 4 ans et je l’ai lancée il y a 3 ans. D’abord, j’avais besoin de temps pour faire mûrir l’idée que j’avais en tête, puis j’ai entamé ma reconversion et  l’ai lancée seul.

Combien êtes-vous de professeurs aujourd’hui et d’où sont-ils issus ?

On doit être 153. Ce sont majoritairement des étudiants. Nous cherchons des personnes ayant un bon parcours académique et de bonnes méthodes de travail. Ainsi, il y a un faible écart d’âge entre les professeurs et les clients, ce qui crée une relation sympathique et constructive. Nous pensons que les jeunes ont une approche plus concrète car ils étaient encore récemment à l’école. Ils font part de leurs propres techniques aux élèves. Nous n’abordons pas les cours de manière classique comme dans les primaires, collèges et lycées. Quelques professeurs de l’éducation nationale nous aident pour des choses plus spécifiques, comme le bac de français.

Avez-vous eu des difficultés avec des élèves qui n’étaient pas forcément satisfaits de leur professeur ?

Nous avons un objectif de qualité, et nous avons eu globalement très peu d’élèves mécontents. Environ une fois sur 30 le binôme ne marche pas et nous devons le changer, ce n’est pas très grave. Forcément, plus l’on s’agrandit et plus il y en a. C’était plus simple quand nous n’étions que 10. Aujourd’hui, notre challenge est de grossir en gardant la même qualité.

Avez-vous eu des difficultés pour faire connaître votre entreprise ?

En effet, la question de la notoriété est très importante. Il y a trois ans, personne ne nous connaissait. Aujourd’hui, notre nom commence à circuler, notamment à Paris où nous sommes plutôt bien implantés.

Vous avez utilisé des contacts pour les tous premiers élèves ?

Bien sûr, j’ai commencé à aider des personnes que je connaissais vu que j’étais professeur avant de lancer Le Bon Binôme. Ensuite, c’est du bouche-à-oreille. Quand les gens sont satisfaits, ils se passent le mot et je fais accompagner les enfants par les professeurs de mon agence. Je propose des cours très méthodiques et je suis vraiment passionné par la pédagogie.

Pour revenir sur votre parcours, vous travailliez donc dans le marketing avant de devenir professeur ?

Entre le moment où j’ai quitté mon job et celui où j’ai lancé mon entreprise, j’ai été formateur en marketing. Quand j’ai eu 25 ans, j’ai eu envie de me lancer dans la transmission, l’apprentissage et la formation. C’est quelque chose que j’ai toujours adoré. En parallèle, je donnais des cours particuliers à des élèves au collège. C’est à ce moment que je me suis posé la question de me lancer là-dedans. Je voulais me lancer dans une reconversion pour créer une entreprise avec des gens qui partagent les mêmes valeurs que moi, qui ont un bon parcours académique et sont passionnés par l’enseignement.

Et aujourd’hui, vous donnez toujours des cours ou vous vous consacrez uniquement à la gestion de votre entreprise ?

Je suis deux élèves chaque année. En ce moment, il y en a un qui a des difficultés en mathématiques et l’autre en espagnol. Ceci me rappelle ce qu’est être professeur particulier, me permet d’être toujours à jour sur le programme et de pouvoir rencontrer des parents.

Donc, vous enseignez beaucoup moins maintenant. Cela ne vous manque pas ?

Un peu ! Mais j’ai trouvé le bon compromis en enseignant deux fois par semaine. J’ai également des problématiques de professeur : je dois m’assurer que les binômes marchent bien, qu’il y a une progression de l’élève et, si non, décider de ce qu’il faut faire.

Vous auriez pu créer cette entreprise avec quelqu’un d’autre ?

J’aime beaucoup travailler en équipe, mais j’avais besoin de ce temps pour ma reconversion. Aujourd’hui, si je monte quelque chose je pourrais m’associer avec quelqu’un.